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Il existe, dans l’expérience du regard, un instant où le réel cesse d’être parfaitement stable. Une forme se déplace, une lumière transforme un paysage, une image se superpose à une autre, une présence semble apparaître avant de se dissoudre. C’est dans cet espace d’incertitude, entre perception et imagination, que se situe MIRAGE.

L’exposition réunit des artistes dont les pratiques partagent une même attention à ce qui échappe à la saisie immédiate. Peinture, photographie, abstraction, paysage ou recherche autour de l’image deviennent ici autant de moyens de déplacer le regard. Les œuvres ne cherchent pas à imposer une lecture définitive : elles suggèrent, fragmentent, superposent et laissent volontairement une part d’indétermination.

Florencia Buenaventura développe une pratique nourrie par son parcours en psychologie, sa recherche sur la couleur et son intérêt pour la littérature. Son travail, traversé par la figure animale et par une profonde attention aux récits intérieurs, fait dialoguer intuition, imagination et matérialité. Ses œuvres semblent émerger d’un territoire mental où les formes deviennent les vecteurs d’émotions, de blessures et de transformations.

Marina Popović, peintre et théoricienne serbe, poursuit depuis plusieurs décennies une recherche consacrée aux multiples possibilités de l’image. Sa réflexion sur le geste et sur l’« œuvre ouverte » inscrit sa peinture dans une histoire de l’art où l’image n’est plus considérée comme un objet clos, mais comme un espace susceptible de se transformer dans le regard du spectateur.

À travers une peinture construite autour du mouvement, Lecomitz fait du geste humain une écriture du paysage. Dans ses scènes rurales, la répétition des corps, des lignes et des gestes produit un rythme qui semble se prolonger au-delà du cadre. La scène représentée devient ainsi davantage qu’une image : elle conserve la mémoire d’un mouvement, d’un travail et d’un rapport ancestral au territoire.

Figure majeure du paysage colombien et contemporain de Fernando Botero, Virgilio Patiño appartient à la dernière génération liée à l’École de la Sabana. Sa technique inversée sur verre et acrylique transparent donne à ses paysages une luminosité et une profondeur singulières. Montagnes, caféières, cascades et brumes ne sont jamais de simples motifs : ils deviennent des visions où le territoire se transforme en mémoire, en sensation et en expérience presque immatérielle.

Cristian Mitrani explore le monde par la photographie. Ses superpositions d’expositions produisent des images stratifiées dans lesquelles plusieurs temporalités semblent coexister. Entre photographie expérimentale et poésie visuelle, son travail trouble la frontière entre ce qui a été vu et ce qui est imaginé.

MIRAGE

MCP2ART - VIRGILIO PATIÑO - TULIO SAMPAYO - BEATRIZ B. SERDNA

MARINA POPOVIČ - FLORENCIA BUENAVENTURA - CRISTIAN MITRANI - LECOMITZ

Exposition collective
19.08.26 - 30.08.26

Il existe, dans l’expérience du regard, un instant où le réel cesse d’être parfaitement stable. Une forme se déplace, une lumière transforme un paysage, une image se superpose à une autre, une présence semble apparaître avant de se dissoudre. C’est dans cet espace d’incertitude, entre perception et imagination, que se situe MIRAGE.


L’exposition réunit des artistes dont les pratiques partagent une même attention à ce qui échappe à la saisie immédiate. Peinture, photographie, abstraction, paysage ou recherche autour de l’image deviennent ici autant de moyens de déplacer le regard. Les œuvres ne cherchent pas à imposer une lecture définitive : elles suggèrent, fragmentent, superposent et laissent volontairement une part d’indétermination.


Florencia Buenaventura développe une pratique nourrie par son parcours en psychologie, sa recherche sur la couleur et son intérêt pour la littérature. Son travail, traversé par la figure animale et par une profonde attention aux récits intérieurs, fait dialoguer intuition, imagination et matérialité. Ses œuvres semblent émerger d’un territoire mental où les formes deviennent les vecteurs d’émotions, de blessures et de transformations.


Marina Popović, peintre et théoricienne serbe, poursuit depuis plusieurs décennies une recherche consacrée aux multiples possibilités de l’image. Sa réflexion sur le geste et sur l’« œuvre ouverte » inscrit sa peinture dans une histoire de l’art où l’image n’est plus considérée comme un objet clos, mais comme un espace susceptible de se transformer dans le regard du spectateur.


À travers une peinture construite autour du mouvement, Lecomitz fait du geste humain une écriture du paysage. Dans ses scènes rurales, la répétition des corps, des lignes et des gestes produit un rythme qui semble se prolonger au-delà du cadre. La scène représentée devient ainsi davantage qu’une image : elle conserve la mémoire d’un mouvement, d’un travail et d’un rapport ancestral au territoire.


Figure majeure du paysage colombien et contemporain de Fernando Botero, Virgilio Patiño appartient à la dernière génération liée à l’École de la Sabana. Sa technique inversée sur verre et acrylique transparent donne à ses paysages une luminosité et une profondeur singulières. Montagnes, caféières, cascades et brumes ne sont jamais de simples motifs : ils deviennent des visions où le territoire se transforme en mémoire, en sensation et en expérience presque immatérielle.


Cristian Mitrani explore le monde par la photographie. Ses superpositions d’expositions produisent des images stratifiées dans lesquelles plusieurs temporalités semblent coexister. Entre photographie expérimentale et poésie visuelle, son travail trouble la frontière entre ce qui a été vu et ce qui est imaginé.

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